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Édition 2020 du Prix FFJ/Christian Polak


Lauréat : Masatoshi Inoue (EHESS)

Titulaire d’une licence de l’Université de Kobe et d’un master de l’EHESS, mention « histoire des sciences, technologies et sociétés », Masatoshi INOUE s’intéresse aux questions relatives à l’énergie atomique dans la société. Ayant obtenu un contrat doctoral de l’EHESS, il prépare depuis octobre 2019 sa thèse sur l’histoire du « progrès » atomique en France analysée sous le prisme de la perception des « dégâts ».

Mémoire : L’invention du nucléaire « nippon » : Histoire du développement électronucléaire au Japon par le prisme du nationalisme technologique (de 1954 à nos jours) (sous la direction de Sezin Topçu, CNRS)

Depuis les années 1990, et même après l’accident nucléaire de Fukushima de 2011, le gouvernement et le secteur nucléaire japonais se sont efforcés d’exporter les centrales nucléaires « japonaises » au nom de la stratégie nationale. Dans ce contexte, en adoptant la périodisation en trois temps selon l’ambition techno-politique du programme électronucléaire (importation / appropriation / exportation), ce mémoire de master retrace l’histoire du programme nucléaire de l’archipel afin de démontrer l’évolution de la conception du « nucléaire nippon » depuis l’aube de la nucléarisation du pays jusqu’à nos jours. Ce travail met en lumière le contexte japonais dans lequel les promoteurs de l’atome n’ont cessé, dans leurs discours et leurs projets technologiques, de renouveler les justifications nationalistes liées à l’avancement technoscientifique et au progrès national, allant jusqu’à mettre à profit les souvenirs des tragédies atomiques.

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Mention spéciale : Pierre-Antoine Kapfer (Université Paris Diderot)

Après avoir obtenu une licence de chinois et effectué un échange universitaire à Taïwan, il s’est réorienté en master de japonais après avoir étudié la langue en autodidacte grâce à un séjour prolongé au Japon. Soucieux de conserver sa double compétence linguistique, il a décidé de consacrer ses deux années de master à l’étude des relations nippo-chinoises médiévales et dans ce but, il a effectué sa seconde année de master en échange à l’université Gakushûin.

Mémoire : Au-delà de la Mer de l’est : la présence chinoise dans le Japon de Muromachi (sous la direction de Matthias Hayek, Université Paris Diderot – Paris 7)

Si ces récentes années les travaux concernant les relations internationales en Asie de l’est précédant la période moderne se multiplient, le regard de beaucoup de chercheurs se pose sur la période prémoderne post-XVIème siècle correspondant à la période d’Edo au Japon et à la dynastie Qing en Chine. Pour des raisons de manque de sources historiques, peu de travaux prennent pour thème les relations nippo-chinoise du Japon médiéval et de la période de Muromachi. Le but de notre recherche est donc d’observer cette communauté chinoise dans son ensemble du début à la fin de la période en observant les liens et points communs que partagent ces Chinois, malgré les décennies et même siècles qui parfois séparent leur arrivée au Japon, afin de poser un nouveau regard sur cette communauté mal connue.